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Haiti Liberte: Hebdomadaire Haitien / Haitian weekly news
 

Edition Electronique

Vol. 8, No. 23
Du  Dec  17  au  Dec  23. 2014

Electronic Edition

Kòrdinasyon Desalin: Conférence de presse

 

Haitiliberte
Non à Martelly, il est un mort en sursis !
Par: Berthony Dupont

...

C’est fait ou presque. Le régime de Martelly-Lamothe a le dos au mur puisqu’il est en train de pourrir sur pied. En réalité, le compte à rebours annonçant la fin de ce régime vit ses derniers moments. A la lumière des évènements actuels, il est urgent que les masses populaires trouvent encore de nouvelles forces de mobilisations pour continuer ce combat devenu une question de vie ou de mort !

La destitution du Premier ministre Laurent Salvador Lamothe sous pression populaire qu’il a voulu lui-même faire passer comme une démission spontanée a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Qu’importe, c’est un pas important qui a été franchi dans la lutte pour le déracinement de ce régime de trafiquants et de bandits. Lamothe était effectivement, l’un des maillons de la chaine de catastrophes qui se sont abattues sur le pays depuis le 14 mai 2011 ; mais rien de définitif n’a encore été fait, tant que Martelly reste encore au pouvoir.

Sachons que nous n’avons encore rien fait et nous ne devons jamais oublier que tant que les forces occupantes de la Minustah sont toujours présentes, notre souveraineté est à récupérer. Le malaise social général qui a explosé aujourd’hui est le fruit de 10 ans de règne d’une occupation tissée de terreur et de sévices qui ont engendré misère, pauvreté, corruption, chômage, rancœur et haine. Que l’année 2014 qui s’achève, puisse bien être la dernière de cette dictature commanditée par les puissances impérialistes depuis le coup d’Etat contre les masses populaires en février 2004 qui avait catapulté Boniface et Latortue ; coup suivi de la présidence de Préval et de sa cohorte de Premiers ministres Jacques E. Alexis, Michèle Pierre-Louis et Jean-Max Bellerive.

Signalons que, sous le règne de Martelly la gabegie, le népotisme et la violation des libertés élémentaires ont atteint un niveau qui dépasse tout entendement. Puisque Latortue, Préval et Martelly ne sont que les produits du colonialisme international, il nous faut coûte que coûte aujourd’hui balayer ces résidus qui parsèment encore le pavé politique du pays pour jeter de véritables bases de liberté et de justice. En ce sens, le départ de Martelly sera un acte historique d’une portée considérable. L’histoire va s’en souvenir, et en parlera ; vu qu’il symbolisera l’échec total de la France, du Canada et des Etats-Unis en Haiti.

La période actuelle qui voit se multiplier les initiatives populaires est décisive et l’ampleur de la crise est telle qu’il n’y a pas d’issue autre pour Martelly que de démissionner, si nous nous attachons réellement au combat en refusant catégoriquement de plier l’échine. Notre seule stratégie est l’unité des forces démocratiques agissant comme un seul homme pour aboutir au déracinement du pillage systématique et de la braderie éhontée de nos richesses par un système capitaliste qui ne cesse encore son cours, sous l’égide d’une répression multinationale barbare et multiforme. Nous faisons face à une crise qui ne peut être résolue que dans la solidarité agissante et concrète des forces démocratiques unies contre Martelly et la participation active, courageuse et implacable de tout le peuple.

Les déclarations honteuses et contradictoires de Pamela White et de Bill Clinton à l’égard de Lamothe sont significatives puisqu’elles expriment la cécité politique dont a toujours fait preuve l’impérialisme américain dans la défense de ses intérêts et de ses suppôts. Il s’emploie à cacher la nature profondément impopulaire de ce régime totalement discrédité et honni ; mais aucune trace d’orientation nationaliste ne peut se retrouver dans la politique maffieuse de ces sinistres valets. Martelly et Lamothe doivent prochainement passer devant les tribunaux pour trahison à la Nation, abus de pouvoir, détournement de fonds publics et recours à la terreur politique.

L’heure n’est plus à la négociation. Aucun dialogue n’est possible. Aucune solution n’est viable avec Martelly ! Une grève générale dans les jours à venir sera tout à fait bienvenue. Tout doit être bloqué avant les fêtes de fin d’année ! Il est temps de balayer toute confusion et de réaffirmer avec vigueur que Martelly doit partir !

Son départ n’est plus une question d’analyse ni d’hypothèse ; sans nul doute, les forces occupantes ne manqueront pas de manœuvriers pour faire retarder l’échéance ; mais celle-ci reste inéluctable. Il s’agit uniquement de ne pas lâcher les mobilisations populaires. Les hommes et femmes du pouvoir sont sur la défensive. Il nous faut continuer à les attaquer, les acculer dans leur impasse. L’offensive politique passe par une opposition cohérente, à même d’être une vraie force alternative au régime pour empêcher que ne soit mis sur pied aucun gouvernement pro-Martelly de substitution susceptible de le remplacer. Il nous faut également ne pas oublier que l’empire a d’autres Martelly et d’autres Lamothe dans son arsenal de corruption humain prêts à intervenir!

A ce stade, combien de temps Michel Martelly restera t-il ? A l’heure qu’il est, il avance lentement, mais irréversiblement vers sa fin ; ses alliés ont déjà fait une croix sur lui ; vu qu’il est bel et bien un mort en sursis ! Reste au peuple haïtien le soin de le forcer à signer l’acte de sa démission.

Posted on:
Vol. 8 • No. 23 • du 17 au 23 décembre 2014

 
 

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