Haiti Liberte: Hebdomadaire Haitien / Haitian weekly

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Haiti Liberte: Hebdomadaire Haitien / Haitian weekly

Edition Electronique

Vol. 7, No. 40
Du  Avr 16  au   Avr  22. 2014

Kòrdinasyon Desalin: Conférence de presse

 

Haitiliberte
Fuite dans l’horreur ou campagne électorale !
Par: Berthony Dupont

...

Tous les coups sont bons lorsqu’il faut affaiblir ou combattre les gouvernements progressistes ; telle est l’idéologie cachée derrière les fausses révolutions appelées « nouveau printemps » commanditées par les pays occidentaux particulièrement les États-Unis d’Amérique.

N’est il pas important dans ce contexte de souligner cette déclaration du cardinal hondurien, Oscar Andrés Rodriguez Maradiaga ? Faisant référence sans nul doute à l’Équateur, la Bolivie, le Venezuela et également Cuba pour ne citer que ceux-là, il disait : « A quand, l’arrivée d’un nouveau printemps latino-américain ? ». Pensait-il alors à Haiti ? Non. Nous ne le croyons pas. Ce cardinal, bien branché avec Washington et le Vatican avait ouvertement collaboré, en juin 2009, avec les putschistes honduriens pour chasser le président légitime, Manuel Zelaya ; et c’est dans ce même contexte qu’il faut justement placer le tout nouveau cardinal haïtien Chibly Langlois à travers son rôle actuel dans la politique du pays.

Notons qu’il est de bon ton pour nombre de dirigeants de vouloir se perpétuer contre la volonté de la majorité, dans des pays où des militants sont emprisonnés et massacrés, la vie humaine n’est pas respectée et la volonté des peuples bafouée. Pourquoi les stratèges occidentaux en l’occurrence les promoteurs américains de ZunZuneo à Cuba ne sont-ils pas intéressés à créer un « printemps » malgré toutes les dérives, également dans ces pays-là ? La raison est que, l’agenda qui est en train d’y être appliqué ne les gène guère. C’est en quelque sorte leur propre politique. C’est l’exemple concret de ce qui se passe en Haiti avec le gouvernement corrompu de trafiquants de drogues mis en place, consolidé et soutenu par les forces occupantes de la Minustah, qui décident de ce qu’elles veulent réellement pour le peuple haïtien.

Certes, depuis la prise du pouvoir de l’État par les ennemis de la démocratie, le pays vit dans la peur, bâillonné, abandonné dans une misère qui l’accable. Pour mémoire, il suffit de rappeler que les pays impérialistes ne déstabilisent jamais un pouvoir qui leur rend de très grands services. Dans un tel contexte, leur occupation principale est de désorienter les masses, créer la confusion, les leurrer de promesses malgré une convergence de mécontentements grandissante. Les bons sentiments apparents de Martelly au moment où il inaugurait, le lundi 14 avril, un programme lancé par le ministère des affaires sociales pour former des jeunes de la rue à des métiers comme conducteurs de poids lourds et boulangers paraissaient nobles, mais ce n’était que pour masquer la réalité, pour conférer une façade démocratique à un régime qui par ailleurs est contraint à un autoritarisme croissant, à l’idée d’éviter les débordements populaires.

La situation décrite ci-dessus démontre clairement que les forces impériales poursuivent toujours leur guerre pour nous imposer le néocolonialisme. Or pour nous autres chargés de redresser le navire du pays qui chavire, il est nécessaire et même impératif de mobiliser les masses populaires non seulement pour le départ du régime de Martelly-Lamothe, mais également celui de toutes les troupes répressives et les personnels militaires onusiens

Mobiliser les masses pour l’unique objectif de combattre le gouvernement de Martelly-Lamothe sans tenir compte ou même faire semblant d’oublier que ce gouvernement est sécurisé par la Minustah est une fuite dans l’horreur.

Embrasser cette illusion, c’est détruire le contenu en laissant intact le contenant qui pourrait reproduire Martelly-Lamothe sous d’autres formes. Ce choix politique s’est révélé être celui de certains secteurs bien déterminés. Le parti populaire dessalinien Coordination Dessalines (KOD), engagé dans la voie de la lutte, farouchement déterminé à ne pas fléchir dans le combat contre les agresseurs impérialistes et leurs forces d’occupation, véritable courroie de vie de l’actuel régime, lui se devait de réagir. Pour eux et pour nous autres, il n’y a qu’une bataille qui soit prioritaire. Celle contre Martelly-Lamothe et la Minustah, et c’est une seule et même lutte. Nous pensons que le front de combat est unique et que les luttes doivent se développer simultanément. Les deux présidents élus sous occupation de la Minustah Préval et Martelly l’ont bien mis en évidence : « s’il n’y avait pas les forces occupantes des Nations-unies, ils n’auraient pas été présidents »

C’est pourquoi la Coordination Dessalines s’en tenant fermement aux principes révolutionnaires, reste mobilisée chaque lundi devant la Base militaire de la Minustah à Tabarre. Ainsi, en recourant aux forces populaires, nous participerons à toutes les manifestations contre le pouvoir. Nous appuierons nos propres contingents et lancerons nos propres slogans « contre l’occupation, pour le départ de Martelly Lamothe, contre la corruption en disant : pas d’élections sérieuses sous occupation ».

Nous avons voulu faire cette démarcation, parce que nous savons fermement que certains dirigeants de cette mobilisation vont très prochainement abandonner la barque pour se jeter dans la course électorale ; vu que la tactique des usurpateurs consiste à faire croire à de prochaines élections libres et honnêtes. Ainsi l’a exprimé clairement la cheffe de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti ( Minustah) Sandra Honoré. Pour sa part, les aveux de Pamela White, accompagnant le président Martelly et le général Kelly dans les régions du Sud et du Nord en disent long: « Je sais que le président Martelly, plusieurs partis politiques et le peuple haïtien veulent des élections…J’encourage les acteurs politiques haïtiens à mettre en branle le processus électoral. Allez-y pour les élections ! » N’est-ce pas ?

Ce ne sont là que de vaines rodomontades illustrant l’un des aspects les plus édifiants de l’occupation du pays. Que le peuple dans sa détermination inébranlable et sa conviction profonde se débarrasse de ces fossoyeurs de la liberté, dressés sur sa route pour le priver de sa souveraineté et de son droit de vivre libre !

Posted on:
Vol. 7 • No. 40 • Du 16 au 22 Avril 2014

 
 

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