Haiti Liberte: Hebdomadaire Haitien / Haitian weekly news
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Edition Electronique |
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Vol.
8, No. 28 Du Jan 21 au Jan 27. 2015 |
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Kòrdinasyon Desalin:
Conférence de presse |
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| Vol. 8 • No. 28 • Du 21 au 27 Janvier 2015 |
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Résistance populaire face au régime de facto Martelly-Paul
Par Thomas Péralte

La crise politique que connait la première République
Noire du monde, Haïti, a pris naissance dès l’arrivée de
l’équipe tètkale, dirigée par le néo
duvaliériste-macoute, Michel Martelly, le 14 mai 2011, à
cause de son refus systématique d’organiser des
élections libres dans le pays. Cette crise a, une fois
de plus, de graves conséquences sur la vie quotidienne
de la population et les institutions démocratiques :
l’augmentation du coût de la vie, la dévaluation de la
monnaie, la hausse du taux de l’inflation, la baisse du
taux croissance, le dysfonctionnement du Parlement
haïtien, le fonctionnement abracadabrant du pouvoir
judiciaire et la mise en place d’un gouvernement de
facto, dirigé par un réactionnaire, Evans Paul. Telles
sont les conséquences néfastes de la gouvernance de
Lamothe et de l’administration de Martelly. Lamothe s’en
est allé avec des millions de dollars détournés ou
volés ; cependant le peuple exige une reddition de
comptes et l’arrestation de Lamothe.
Pour essayer de
détourner l’attention du peuple, Martelly a fait choix
d’un joueur de réserve de l’équipe tètkale, un pseudo
démocrate sous la dictature des Duvalier, un GNBiste
réactionnaire face au gouvernement démocratique du
président Aristide, un allié du gouvernement Préval-Bellerive,
transformé en opposant à la fin de son mandat. Le
premier Janvier 2014, aux Gonaïves, à l’occasion du 210e
anniversaire de l’Indépendance d’Haïti, Evans Paul se
réconciliait avec ses anciens bourreaux : l’ex-dictateur
Jean Claude de Duvalier et l’ex-tortionnaire Prosper
Avril en présence de son collègue GNBiste Michel Joseph
Martelly. Ce fut une nouvelle alliance sous le
label duvaliériste-macouto-GNBiste qui s’est mise au
service de la Communauté internationale contre les
intérêts supérieurs de la Nation et du peuple haïtien.
Dans la foulée, certains acteurs
politiques réclament un accord politique et un
gouvernement de consensus ou de salut public. Ceux-ci
devraient être le fruit de négociations avec les parties
politiques et d’autres institutions républicaines.
L’intransigeance et l’arrogance de monsieur Martelly ont
faussé toutes les démarches devant aboutir à de telles
négociations. Il a choisi unilatéralement le joker Evans
Paul comme Premier ministre, puis l’a installé à la
Primature sans l’approbation du Parlement, comme le veut
la Constitution. Donc Evans Paul alias K-Plim est devenu
un Premier ministre de facto, prêt à tout faire, à la
manière de Gérard Latortue, pour continuer de liquider
les ressources du pays et maintenir la nation sous
l’occupation étrangère. Monsieur Martelly de son côté, a
concrétisé son rêve murement réfléchi depuis son arrivée
au pouvoir à la faveur de l’International : dirigé le
pays tout seul sous le diktat de ses patrons des grandes
puissances impérialistes.
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La catastrophe du 12 Janvier 2010 : 5 ans déjà! |
| Vol. 8 • No. 27 • Du 14 au 20 Janvier 2015 |
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Martelly doit partir ! A bas Evans Paul ! |
| Vol. 8 • No. 26 • Du 7 au 13 Janvier 2015 |
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Au moment de son
installation le vendredi 16 janvier
dernier, le Premier ministre de facto,
Evans Paul a déclaré : « je ne faisais
pas campagne avec le candidat Martelly,
je ne l’ai pas voté non plus. Il faisait
campagne avec un programme politique.
Aujourd’hui, je suis devenu son Premier
ministre, je dois respecter son
programme. Je ne suis pas Premier
ministre d’un parti politique. Mon
Gouvernement (de facto) a 2 objectifs
spécifiques : créer les conditions
nécessaires pour réaliser des élections
et assurer la continuité de l’Etat… »
Attention ! A tous ceux qui réclament
un gouvernement de consensus, Evans Paul
disait qu’il n’en est pas question.
Entendez par là, qu’il n’y est que pour
assurer la continuité de Laurent Lamothe
dans sa politique de corruption, de
pillage des ressources de l’Etat, de
mensonge et de soumission à
l’International.
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Face à cette situation lamentable et
dégradante, la plateforme Pitit Desalin, l’Organisation
politique Fanmi Lavalas et la plateforme politique MOPOD
appellent à la poursuite de la mobilisation contre ce
complot. Dans cette perspective, deux journées de
manifestation, vendredi 16 et samedi 17 janvier ont été
réalisées, à Port-au-Prince et plusieurs autres villes du
pays pour continuer d’exiger le départ de monsieur Martelly
du Palais national. Ce sont les mêmes slogans qui résonnent
dans les manifestations durant le parcours: “ A bas Martelly!
A bas de facto ! A bas Evans Paul ! A bas K-Plim ! Arrêtez
Lamothe ! Arrêtez Martelly ! A bas MINUSTAH ! A bas
occupation ! A bas l’ingérence! Vive les élections libres,
sans ingérence étrangère! Arrêtez Evans Paul pour avoir volé
des morts à l’Hôpital général et des matériels à la mairie
de Port-au-Prince. Nous ne voulons pas de décrets, Martelly
doit partir! Nous ne voulons pas de de facto, Martelly doit
partir.”
Les manifestants anti-Martelly ont fustigé également la
Communauté internationale, en l’occurrence, les Etats-Unis,
la France, le Canada, l’ONU-MINUSTAH, l’OEA, l’Union
Européenne entre autres qui supportent en Haïti,
disaient-ils, un régime de facto, anti-démocratique
constitué de dealers de drogue, de kidnappeurs, de
corrupteurs, de corrompus, de voleurs et de criminels de
grands chemins. Ils continuent à dénoncer la présence
physique des ambassadeurs, des Etats-Unis, Pamela Ann
White ; du Canada, Paula Valdwell St-Onge ; des
représentants de l’ONU, Sandra Honore et de l’OEA, Frédéric
Bolduc au Parlement haïtien dans la nuit du dimanche 11
janvier 2015 pour faire pression sur des parlementaires pour
prolonger leur mandat au mépris de la Constitution, appelant
des parlementaires pour leur intimer l’ordre de venir au
Parlement à des heures irrégulières.
Au cours de la deuxième journée de manifestation, le
samedi 17 janvier, les manifestants ont dénoncé
l’infiltration par des bandits légaux de Martelly et d’Evans
Paul pour voler et provoquer les protestataires. Ces
derniers ont parcouru diverses rues de la capitale sans
incidents et de manière pacifique; mais arrivés devant le
local de la Fusion des Sociaux-Démocrates, ils ont essuyé
des jets de pierres venant du local de KID, où des malfrats
à la solde d’Evans Paul s’étaient retranchés. Les agents de
la PNH présents dans la manifestation ont ouvert le feu à
hauteur d’homme, blessant ainsi plusieurs manifestants dont
Mario Jean Musca, venant de la commune de Carrefour ;
Angelot Adrien, secrétaire général d’une organisation
populaire, « Anbake pou Change », a reçu plusieurs
cartouches au cou ; Legros ainsi connu, Julmus Pierre, Jean
Bernard Fils-Aimé ; Jean Jacques Jean Claudel, venant de
Solino, a reçu une balle au pied en provenance de policiers
à bord d’un véhicule CIMO immatriculé 1-618 ;
l’ex-prisonnier politique : Jean Robert Vincent, une balle
au bras ; Pasteur Semereste : une au nez. Un autre
manifestant répondant au nom de Nickenson d’Haïti a été
arrêté, torturé et maltraité par des policiers. Il a été
conduit au sous-commissariat du Canapé-Vert. Les images en
témoignent.
Toujours est-il que les manifestations de l’Opposition
constituées de Pitit Desalin, Fanmi Lavalas et du
regroupement des partis politiques dénommé, MOPOD, ont été
dispersées par la police à coups de gaz lacrymogène et
d’«eau grattée» en dépit de la résistance des manifestants.
Les droits du peuple haïtien à la manifestation sont
systématiquement violés par le régime dictatorial Martelly-Paul.
Les leaders de l’Opposition appellent à la résistance
populaire, la poursuite de la mobilisation pour faire «face
carrée» au régime de facto Martelly-Paul et à la Communauté
internationale qui supporte ce petit groupe au grand dam de
la majorité.
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| Vol. 8 • No. 28 • Du 21 au 27 Janvier 2015 |
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