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Par Thomas Péralte
Depuis un certain temps, la population de Bel
Air, un quartier populeux situé au cœur de la capitale haïtienne
fait face à un phénomène d’insécurité récurrente. Les
interventions des forces répressives, la Police Nationale et les
forces d’occupation de l’ONU sont inefficaces parce qu’elles
utilisent les mêmes chefs de gang contre d’autres gangs. Des
innocents ont été arrêtés et des gens de la population
persécutés, une situation dénoncée par la population.
En effet, dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13 janvier 2013,
il était environ 2 heures du matin quand les forces répressives
ont encerclé le quartier et procédé à l’arrestation arbitraire
de plus de ceux cent (200) personnes. La population a pointé du
doigt un chef de gang de la base 117, également membre d’une
organisation dénommée Grand Black, Nicolas Séverin alias « Ti
pop » qui joue un rôle d’éclaireur et d’informateur de la
Police. La population dénonce également, le délégué
départemental de l’Ouest, Gonzague Day, le ministre de
l’Intérieur, Ronsard Saint-Cyr et le maire de Delmas, Wilson
Jeudy qui, dit-on, fournissent de l’argent aux chefs de gang
dans le cadre d’une vague de répression politique contre les
militants des organisations populaires. « Ce sont ces mêmes
bandits notoires que la Police et le commissaire du gouvernement
Lucmane Delile utilisent pour pointer du doigt les innocents,
pendant que les chefs de gang circulent en toute quiétude dans
la zone. Ils ont procédé à plus de 200 arrestations lors d’une
descente de lieu le week-end écoulé, la plupart d’entre elles
sont des innocents. Ils n’ont rien à voir avec les actes de
banditisme », a déclaré un habitant de Bel Air.
Après l’arrestation de 200 personnes, les bandits continuent de
semer la terreur au Bel Air. Le mercredi 16 janvier, ils ont
ouvert le feu sur un groupe de personnes, blessant ainsi deux
(2) d’entre-elles à la rue Tiremasse. Le vendredi 18 janvier
dans la soirée, Nicoderme Chéry, alias Pè-Niko, membre de la
base 117 a été tué et décapité à l’arme blanche de ses
pairs. Alors que des centaines de victimes du
tremblement de terre du 12 janvier 2010, abandonnées dans un
centre d’hébergement à la rue Tiremasse dénommé « Camp Téléco »
ont manifesté dans les rues, le vendredi 18 janvier, contre la
violence et l’insécurité qui font rage dans ce Camp. Ils ont
demandé aux autorités du pays d’entamer le processus de
relogement des sinistres du 12 janvier
2010.
Le jeudi 17 jeudi janvier, deux individus qui tentaient de
cambrioler une maison de transfert d'argent et d'échange des
devises jeudi à Delmas 83 ont été lynchés par les habitants de
la zone, a indiqué la Direction Départementale de l’Ouest de la
Police Nationale d’Haïti.Un pistolet de calibre 9mm qui était en
leur possession, serait la propriété de la PNH et a été
récupérée par la police du sous-commissariat de la
zone.
La situation d’insécurité qui sévit dans des quartiers populeux
de la zone métropolitaine de la capitale : Bel Air, Cité Soleil,
Grand-Ravine, Martissant et autres tend à gagner du terrain à
travers tout le pays. Dans la ville des Cayes, le lundi 14
janvier, un homme d’affaire d’une trentaine d’années, Tony
François a été tué par les balles de bandits armés qui ont
ouvert le feu sur la victime dans son magasin. « Un homme qui
circulait à moto a demandé d’échanger des dollars, après avoir
pris de l’argent, il a fait feu sur Tony », a indiqué un témoin.
La victime était un distributeur de boissons gazeuses et
d’opération de change des devises dans la troisième ville du
pays.
Le mardi 17 janvier, à Saut- d’Eau, une
localité de la commune de Mirebalais, une fillette de 10 ans,
Francesca L’oiseau a été kidnappée par 5 bandits armés et
cagoulés. Quatre (4) jours après, le vendredi 18 janvier, la
police a libéré l’otage pour qui, ils ont réclamé 7000 US en
échange de sa libération. Au moment de l’opération un bandit a
été tué et plusieurs autres arrêtés. Le sénateur Desras Simon
Dieuseul a lancé une mise en garde aux autorités judiciaires de
Mirebalais, parce que selon lui, les kidnappeurs appréhendés
sont des proches des autorités locales. |