Haiti Liberte: Hebdomadaire Haitien / Haitian weekly

Subscriber Log In

Email Address:    Password:    

Forgot your password?  Click Here

Home :: Archives :: Ad Rates / Tarifs Publicitaires :: Subscription / Abonnement :: Info :: Contact

Subscriber Log In

Email Address:    Password:    

Forgot your password?  Click Here

Home :: Archives :: Ad Rates / Tarifs Publicitaires :: Subscription / Abonnement :: Info :: Contact

ARCHIVE DE GRANDS TITRES

Haiti-Liberte

 

Edition Electronique

Vol. 8, No. 28
Du  Jan  21  au  Jan 27. 2015

Electronic Edition

Kòrdinasyon Desalin: Conférence de presse

 

 
 

Retour de Martelly en Haïti !

Par Thomas Péralte
 

...

Le lundi 30 Avril 2012, le président Michel Joseph Martelly est revenu en Haïti, après avoir passé 15 jours aux Etats-Unis pour recevoir les soins de santé que son cas le méritait. Des membres de son équipe et de quelques dizaines de sympathisants ont accueilli à l’aéroport international Toussaint Louverture Martelly et sa femme, Sophia dans une ambiance qualifiée par Laurent Lamothe de « chaleureuse ».  Martelly a salué et remercié tous ceux qui l’ont supporté tout au cours de son moment douloureux. Dans ses propos d’arrivée au salon diplomatique de l’aéroport, pratiquement comme bon nombre de dirigeants haïtiens, il a pris la liberté de dénoncer ce qui ne marche pas dans le pays, alors qu’il est prétendument là pour corriger cet état de chose, vu qu’il avait prôné le « changement » dans sa campagne électorale. Aujourd’hui, il use très tôt de faux-fuyants comme son prédécesseur, René Préval pour essayer de contourner son échec cuisant. L’ex-président René Préval disait souvent, la constitution haïtienne de 1987 est une « source d’instabilité » pour le pays. Michel Martelly de son côté évoque la « faiblesse des institutions ». Une faiblesse qui fait ses affaires puisque autrement, il eut été déjà demis.

« Comme vous pouvez le constater, je suis débout en forme. Je suis revenu pour continuer le travail et relever tous les défis du moment. Je connais tous les problèmes que vous venez de subir. Des problèmes qui découlent des faiblesses de nos institutions, c’est pour ça que j’ai toujours dit que ce travail, je ne pourrais pas le faire tout seul. Il faut que le peuple soit avec nous, il faut que vous m’aidez dans cette lutte, j’ai besoin du concours de chaque haïtien, de votre implication, de votre aide, parce qu’il faut que nous gagnions ce combat.

J’en profite pour lancer un appel à l’international également, pour qu’il continue à nous aider dans le renforcement de nos institutions. Tous les problèmes que nous confrontons aujourd’hui découlent encore une fois, je le répète de la faiblesse de nos institutions, elles manquent de ressources et d’argent pour les renforcer… »

Voilà la déclaration d’un président, ce sont les institutions qui sont responsables de tout le malheur du pays. Il disait autrefois qu’il allait apporter le « changement au niveau des institutions et dans les conditions de la vie de la population, une année plus tard, la faiblesse des institutions reste encore responsable de tous les problèmes du pays. Alors qu’est-ce qui est responsable selon l’article 136 de la constitution haïtienne de 1987, en vigueur pour la faire fonctionner, n’est ce pas le chef de l’Etat. Maintenant, non seulement le président Martelly dénonce cet état de fait,  mais il participe directement à affaiblir beaucoup plus les institutions, mettant ainsi en péril les acquis démocratiques et les efforts pour la construction d’un Etat de droit. Des exemples illustrent bien ce comportement : l’arrestation arbitraire et illégale, le 27 novembre 2011 du député, Arnel Bélizaire en fonction, ses différents démêlés avec les journalistes dans l’exercice de leur profession, la tolérance des groupes d’individus lourdement armés sur le territoire national, l’assassinat d’un commerçant au niveau des frontières haitiano-dominicaine par l’un de ses proches collaborateurs, les scandales de corruption et de trafic de drogue pour ne citer que ceux-là. Tous ces genres de comportement affaiblissent et déstabilisent les institutions républicaines.

Le mercredi 25 avril dernier, lors de la première apparition publique, depuis qu’il est arrivé à Miami pour recevoir des soins que son cas nécessite ; le président Martelly a déclaré : « Ma situation de santé était très compliquée. J’étais très près de la mort, je me préparais à l’accepter, car la souffrance a été trop dure. Je ne suis pas mort, parce que Dieu est à mon côté. Je ne pouvais plus respirer, je ne pouvais pas parler, je ne pouvais pas manger, je ne pouvais pas supporter, je ne pouvais pas prévoir, Je ne pouvais rien faire. Mon estomac a été compressé, c’était comme si trois (3) personnes s’appuient sur moi… »

            De toute façon, le président était de retour ce lundi 30 avril, sans avoir présenté réellement au peuple un rapport ou un bilan médical pour en faire une idée exacte sur son état de santé. Ce rapport médical pourrait de toute évidence enlever des doutes qui planaient autour de la maladie réelle qu’il a soufferte. Tant tôt on parlait d’embolie pulmonaire, d’infarctus pulmonaire, d’autres avancent d’embolie gazeuse. On ne savait pas exactement de quoi il s’agissait. Même le président de l’Assemblée nationale d’Haïti ne savait pas dans quel hôpital le président Martelly recevait ses soins. « Personne ne savait dans quel hôpital le président était et de quoi il souffrait. Il existait un vide, personne ne savait qui dirige le pays. » s’était interrogé Desras Simon Dieuseul. Donc au niveau du Sénat de la République, on s’était obligé d’expédier une délégation parlementaire composée de trois sénateurs : Kely C. Bastion, John Joël Joseph et Edwin Zenny. Cette délégation était arrivée aux Etats-Unis quelques jours avant le retour de l’occupant du palais national.

             Par ailleurs, suite aux scandales de corruption qui ont éclaboussé le président Michel Joseph Martelly et le sénateur dominicain, Félix Bautista, le candidat à la présidence du Parti « Alianza Païs », Guillermo Moreno en République Dominicaine, a demandé au président Martelly de remettre la distinction reçue du président dominicain, Leonel Fernandez. Dans une lettre adressée par la biais de la chancellerie dominicaine au président Martelly, le candidat qui se place en troisième position aux élections dominicaines, considère que le chef de l’Etat haïtien n’a pas de qualité requise pour être le récipiendaire d’un tel honneur aussi prestigieux en raison des scandales de corruption dans lesquels il est accusé d’implication : « Quelqu’un qui reçoit un prix créé à la mémoire de Juan Duarte «  ordre Duarte Sanchez y Mella » doit le mériter. Or, nous considérons qu’en raison des scandales de corruption au centre desquels se trouve le président haïtien, Michel Joseph Martelly, il ne mérite pas un tel honneur. » a-t-il indiqué. Le leader du parti Alianza Païs, s’interroge également par le fait que le président Martelly ne soit pas, une seule fois, intervenu avec des preuves en main pour démentir la complicité dont il est accusé avec le sénateur Félix Bautista et ses compagnies en dehors de toutes les normes établies par la passation de marché de juteux contrats de la part des autorités haïtiennes dans le processus boiteux de reconstruction d’Haïti. Quelle honte pour Haïti !
 
 
Vol. 5, No. 42 • Du 2 au 8 Mai 2012
 

Home | Archives | Ads/Publicites | Contact Us

 

Copyright © 2009 Haiti Liberte. All rights reserved
Site Design and Hosted by:All in One Office, LLC