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Edition Electronique

Vol. 8, No. 28
Du  Jan  21  au  Jan 27. 2015

Electronic Edition

Kòrdinasyon Desalin: Conférence de presse

 

A quand le retour d’Aristide ?
Par Yves Pierre-Louis

...Jean Bertrand Aristide, l'ex-président de la République d'Haïti et leader charismatique du peuple haïtien, renversé du pouvoir par un coup d'Etat/kidnapping le 29 Février 2004, a manifesté une fois de plus sa volonté de retourner au pays le plutôt possible. Dans une lettre datée du 19 janvier 2011, il a adressé ses remerciements et sa sincère gratitude au gouvernement et au peuple sud africains.

« En ce qui me concerne, je suis prêt. Une fois de plus, je tiens à exprimer ma volonté de partir aujourd'hui, demain, à tout moment. Le but est clair : contribuer à servir mes soeurs et frères haïtiens comme un simple citoyen dans le domaine de l'éducation. Le retour est indispensable, aussi, pour des raisons médicales. Il est fortement recommandé que je ne passe pas l'hiver prochain en Afrique du Sud parce qu'en 6 ans, j'ai subi six interventions chirurgicales des yeux. Les chirurgiens sont excellents et très bien qualifi és, mais la douleur insupportable expérimentée pendant l'hiver doit être évitée, afin de réduire tout risque de complication et de cécité. », a écrit Jean Bertrand Aristide.

Faisant suite à la requête du docteur Jean Bertrand Aristide, des fonctionnaires du ministère des Relations internationales Sud africain ont déjà eu plusieurs rencontres avec l'intéressé pour discuter de son avenir dans le pays d'accueil, selon le journal en ligne Times de Pretoria.

...D'autres part, les fonctionnaires de ce ministère doivent poursuivre les rencontres avec leurs homologues Etasuniens pour les convaincre du fait que l'ancien président d'Haïti ne représente pas une « menace ». « Il ne va pas se présenter aux prochaines élections, car il n'est plus intéressé à la politique. Il veut jouer un rôle dans la reconstruction d'Haïti après les inondations et les tremblements de terre dans son pays », a déclaré un responsable du ministère des Affaires étrangères à Pretoria.

De plus, des négociations de haut niveau seraient actuellement en cours entre Cuba et les Etats-Unis afi n de faciliter le retour d'Aristide dans sa terre natale. Le gouvernement d'Afrique du Sud serait également en négociation avec celui d'Haïti par l'intermédiaire de Cuba pour aboutir au retour de Jean-Bertrand Aristide. Mais le hic de cette affaire reste et demeure les soi-disant préoccupations de Washington. Pour les Etats- Unis, la présence d'Aristide pourrait déstabiliser le pays.

D'aucuns se demandent en quoi Aristide représenterait-t-il une menace pour Haïti, les Etats-Unis ou un autre pays ? Aristide n'est ni un terroriste, ni un dealer, il ne fabrique pas d'armes nucléaires. Il est tout simplement un citoyen qui veut participer dans la gestion des affaires de son pays, participer au développement de son pays, à l'instauration d'un nouveau régime politique afi n de faciliter l'établissement de la démocratie et un Etat de droit en Haïti.

Qu'est ce qui empêche Aristide de revenir en Haïti ? Est-ce vraiment une simple question de renouvellement de passeport diplomatique ? En tout cas, la question du renouvellement du document de voyage du docteur Jean Bertrand Aristide forcé de vivre en exil en Afrique du Sud est revenue dans l'actualité. Le directeur de l'Institut Américain pour la Justice et la Démocratie en Haïti, Me Brian Concannon, également l'un des avocats d'Aristide, a confi rmé que l'administration de René Préval a refusé de renouveler le passeport diplomatique de son prédécesseur. Constatant ce refus catégorique, l'ancien président Aristide a adressé une correspondance au gouvernement d'Afrique du Sud pour lui exprimer sa volonté manifeste de revenir rapidement en Haïti.

Les autorités haïtiennes, de leur côté, ont fait savoir qu'elles n'ont encore obtenu aucune demande de renouvellement de passeport, venant de Jean Bertrand Aristide. Le ministre de l'Intérieur, Paul Antoine Bien Aimé, titulaire du Service d'immigration a indiqué que toute demande de renouvellement de passeport diplomatique doit être exécutée. Dans une note de presse datée du 18 Janvier 2011, le ministère des Affaires étrangères a fait savoir que toutes demandes de passeport diplomatique pour les offi - ciels haïtiens vivant à l'étranger sont reçues dans les Missions diplomatiques ou consulaires les plus proches de leur lieu de résidence, avant d'être transmises à la chancellerie pour les suites légales.

Un fait est certain, il n'y a pas de mission diplomatique et consulaire haïtienne en Afrique du Sud pour recevoir la demande de renouvellement de passeport formulée par Aristide. De plus, le président Aristide avec son statut d'exilé n'a pas toute la latitude de se déplacer en dehors du pays pour régler cette affaire de passeport auquel il a droit en tant qu'Haïtien, mais également en tant qu'être humain. Le refus systématique de livrer à Aristide un passeport est une violation des droits de l'homme, bannie par la déclaration universelle des droits de l'homme et la Constitution haïtienne de 1987.

Selon l'article 9 de la déclaration universelle des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies, le 10 Décembre 1948 : « Nul ne peutêtre arbitrairement arrêté, détenu ou exilé. » Et l'article 41 de la constitution de 1987 stipule : « Aucun individu de nationalité haïtienne ne peut-être déporté ou forcé de laisser de territoire national pour quelque motif que ce soit. Nul ne peut-être privé pour des motifs politiques de sa capacité juridique et de sa nationalité. » Le refus de renouveler le passeport d'un citoyen haïtien à part entière, c'est vouloir le priver sa nationalité.

De toute façon, les membres, partisans et sympathisants du parti populaire de Jean Bertrand Aristide continuent de se mobiliser pour exiger le retour de leur leader et sa participation aux affaires politique du pays. Dans cette perspective, des banderoles affi chant l'emblème « Tab la ak Lavalas » ont fl otté dans plusieurs coins sous le ciel d'Haïti. Elles montraient aussi ce slogan : « Pwoblèm nan se eksklizyon, solisyon an se enklizyon ». Le mercredi 20 janvier dernier, un rassemblement de militants Lavalas s'est tenu à la Fondation Aristide pour la Démocratie à Tabarre dans le but de réclamer le retour du représentant national de l'organisation politique Fanmi Lavalas, Jean Bertrand Aristide. Des centaines de militants ont participé à cette rencontre stimulante. D'autres activités ont été prévues dans le cadre d'une vaste mobilisation pour forcer le gouvernement Préval/Bellerive à livrer le passeport à Jean Bertrand Aristide pour qu'il puisse revenir au pays.

D'aucuns pensent que le problème du retour d'Aristide est plus profond qu'une simple histoire de passeport. Le maintien en exil du président Aristide démocratiquement élu par le peuple haïtien à la fi n de l'année 2000 fait partie d'un vaste complot pour exclure le peuple haïtien de la gestion des affaires de l'Etat. Et ce complot a été préparé dans les laboratoires des grandes puissances colonialistes et impérialistes, de la France, des Etats-Unis, du Canada et exécuté par les sousimpérialistes et leurs laquais locaux tels : le Brésil, l'OEA, le CARICOM, René Préval et consort. Aujourd'hui, ces grandes puissances commencent à sévir contre les laquais locaux en leur enlevant leurs visas américains.

Au cours de son bref voyage en République Dominicaine, le samedi 22 Janvier 2011, le président René Préval qui prépare son départ à la tête du pays, a affi rmé dans une courte et surprenante déclaration, concernant le retour de l'ancien président Aristide : « Cela ne dépend pas de ma décision. » Certains disent que si le retour de Jean Bertrand Aristide ne relève pas de la compétence du président René Préval, alors qui est là pour faire respecter la Constitution et les lois de la République et qui doit prendre cette décision ?

René Préval doit indiquer clairement qu'il n'est plus président d'Haïti. Qui devrait prendre la décision pour faciliter le retour d'Aristide dans son pays ? Qui est le vrai responsable des services d'immigration et de la diplomatie haïtienne ?

Pour terminer on ne manquera pas de rappeler, dans le cadre du vaste complot plus haut mentionné, le maintien des forces d'occupation onusiennes dont la présence est responsable de l'épidémie de choléra qui fait tâche d'huile dans le pays sans oublier la répression exercée contre toute forme de protestation populaire. De toute façon le peuple haïtien attend le retour physique de son vrai leader qui n'est autre que Jean Bertrand Aristide.

 
Vol. 4 No. 28 • Du 26 janvier au 1er février 2011
 

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