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Vol. 5, No. 29 • Du 1er au 7 Février 2012
Percée vers la droite pour concilier l’inconciliable!
Berthony Dupont

 
 
EDITORIAL
Le débat autour de la question de la nationalité étrangère des membres du pouvoir en place ne nous a pas surpris. Ce sentiment d’insécurité morale et matérielle diffus qui planait sur le pays avait bien évidemment pour origine les dernières élections présidentielles. Bien avant le second tour, des rumeurs circulaient sur la nationalité étrangère de Joseph Michel Martelly et il y avait même copie d’un passeport US avec une photo du concerné sur le net. Certes, à l’époque, nous avions reçu ce passeport, mais après analyse nous avions déterminé que c’était un faux. <p> Toutefois ces rumeurs n’ont pas discontinué ! Est-ce sur cette toile de fond que le sénateur du Nord, Moise Jean-Charles est venu lui-même dire qu’il a des preuves palpables ? Mais en fait, il n’a pas accusé pour autant le président à tort, vu la circulation de ces rumeurs depuis un laps de temps. Cependant, le président qui est une identité publique ne devrait accepter d’être soupçonné d’aucune malversation. Quand bien même la clameur publique aurait eu un soupçon, il aurait dû très tôt venir clarifier les zones d’ombre, chose qu’il n’a jamais faite mais qui pourtant a alimenté les ouï-dire. Il a simplement déclaré: « Je n’ai jamais renoncé à ma nationalité haïtienne ». Il se pourrait même que ce soit Sweet Micky qui ait renoncé à sa nationalité et non Michel Martelly.<p> Affirmer que si c’est la vérité le sénateur sera gagnant, mais si c’est le contraire, il devra payer les conséquences, n’est que de la pure surenchère mal orientée. L’on devrait dire plutôt, si c’est vrai, c’est le pays, pas le sénateur, qui remportera la victoire ; et même, dans le cas contraire, c’est encore le pays qui en sortira renforcé en levant par ainsi un énorme doute sur le président.<p> N’importe quel citoyen avait le droit de solliciter une clarification et le sénateur Moise n’a rien fait d’autre que demander au Parlement de prendre sa responsabilité, et c’est dans ce contexte que la Commission spéciale sénatoriale chargée d’enquêter sur la nationalité de tous les membres du gouvernement a été créée. Le rôle du sénateur, en tant qu’agitateur du dossier, s’arrête là ; sauf que son exploit reste d’avoir dévoilé haut et fort ce que la clameur publique chuchotait dans les coulisses. <p> Cette question, en fait, a également permis de se rendre compte des positions de classe de certaines personnalités et de leur haine à l’endroit des masses populaires. Bien des gens n’ont aucun problème à ce qu’un étranger dirige le pays. Voilà pourquoi, ils n’ont rien fait contre l’ingérence de Clinton ni de l’occupation de la Minustah. Ce type de scénario datant de l’époque coloniale reflète bien la mentalité de colonisés, des vassaux : individus qui ne s’intéressent qu’à conserver leurs intérêts, leurs scandaleux privilèges, leur mainmise et leur hégémonie, d’où le fait pour eux de n’avoir pas de problème avec l’occupation du pays. Au contraire il y en a qui font leur fortune, grâce à cet état de faits. A la lumière de ces considérations, on comprend les réactions des Martellystes et de leurs alliés, de toute cette pléiade d’intellectuels en train de faire une percée vers la droite comme Patrick Elie, Jean Claude Fignolé et tant d’autres. Mais la position qui nous étonne énormément, est celle du journal Haiti Progrès.<p> Le journal a titré au Vol 29 # 32,<i> « Qui a la citoyenneté Etrangère ? Pourquoi les feux sont-ils braqués sur le président Michel Joseph Martelly et le ministre des Affaires étrangères Laurent Lamothe, se demandent plus d’un ? »,</i> il devrait plutôt écrire: «se demandent ses partisans». Il semblerait qu’Haiti Progrès soit bien branché, pour avoir des sources combinées, défendant le régime imposé par les puissances impérialistes lors d’une élection truquée sans premier tour. En effet, il affirme que:<i> «… le président Michel J. Martelly a remis aux autorités Nord-américaines sa carte de résidence, d’après nos sources qui ne veulent pas être identifiées »...puis d’ajouter : « le ministre Lamothe n’a pas la double nationalité.» Pour Haiti-Progrès,</i> ce serait les puissances impérialistes qui veulent piéger Martelly. Quelle aberration ! Si c’était le cas, le département d’Etat aurait pu trouver une façon beaucoup plus facile de faire sortir le passeport américain de Martelly, s’il y en a. <p> Et, c’est pourtant Haiti Progrès qui, la semaine dernière, avait mentionné que « selon une source proche du parti républicain à Washington qui n’a pas souhaité être identifiée, le président Michel Martelly possédait la nationalité nord-américaine, mais avait renoncé à cette nationalité »<p> En tant qu’un organe de combat, un journal anti-impérialiste, Haiti Progrès a t-il perdu son esprit de mise en cause de la classe dominante pour s’adapter aussi facilement à l’immoralité ambiante et démagogique de Martelly jusqu’à céder au prosélytisme ? La charte fondamentale d’un pays étant une chose sacrée, comment appuyer quelqu’un qui s’il est coupable de violation des lois du pays risque d’affronter la plus lourde peine qui soit : destitution pour trahison ! Qui pis est, Haiti Progrès banalise la mise en question de la nationalité du président en la ramenant à une futilité. Lisez plutôt : <i>« Qui trompe qui ? Qui a intérêt à ce que toutes les attentions et énergies soient pleinement tournées vers des choses futiles et que perdurent des luttes de clans au Palais et ailleurs. Cette diversion a-t-elle pour but de brouiller les cartes et notre vue de façon à nous empêcher d’apprécier l’option politique et économique adoptée et appliquée par le gouvernement… »</i><p> De quelle option politique parle le confrère sinon que celle de la propagation du régime dictatorial des Duvalier pour accompagner la politique économique des industries d’assemblage mise en place par Washington sous Jean-Claude Duvalier.<p> Cette propension à vouloir mettre sous le boisseau une question d’importance d’éthique, juridique et morale, soit la vraie nationalité de Martelly, cette attitude à vouloir concilier l’inconciliable, ainsi qu’un soutien mal dissimulé à l’option politique et économique adoptée et appliquée par le gouvernement… sont autant d’indices d’une percée vers la droite d’une frange intellectuelle et politique jusqu’ici réputée progressiste et militante. Triste paysage politique !
 
 
 
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